Selon des témoignages recueillis sur place, cette découverte
est liée à un massacre perpétré dans ce territoire il y a environ 9 ans. Une équipe de la
section des Droits de l’homme de la Monuc s’est rendue sur place à Rutshuru, indique
radiookapi.net, pour mener des investigations.
En rapport avec la découverte des
ossements humains trouvés dans les 7 fosses communes, les langues ont commencé à se délier,
rapporte radiookapi.net Au nombre des témoins, des proches des victimes de ce massacre et
des rescapés. Ils ont soutenu que plus de 300 personnes avaient été massacrées à Rutshuru
dans la soirée du 30 octobre 1996. La majorité des victimes étaient des hutu congolais. Ces
exécutions ont été l’œuvre des éléments de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la
libération du Congo-Zaïre) entrés dans ce territoire 6 jours plus tôt.
« Nous
étions 280 hommes et 32 femmes, nous avons été regroupés. Vers 18 heures, des militaires ont
apporté des foulards et des ceintures ; les hommes ont été ligotés et ils ont dit aux femmes
qu’elles étaient libérées. Après, ils prenaient deux jeunes gens avec eux et allaient les
tuer avec des coups de houe sur la tête et puis, ils jetaient les corps dans les fosses
sceptiques ou dans les fosses communes », raconte un rescapé. Concernant le sort des 32
femmes, il a affirmé que ces dernières n’ont jamais réapparu depuis lors.
rnJusqu’il
y a trois semaines, les habitants de Rusthuru n’osaient parler publiquement de ce massacre.
Ils avaient peur des représailles. Parmi les unités qui contrôlaient jusque là cette
contrée, il y avait des éléments qui avaient participé à ces tueries, disent-ils. Il a fallu
attendre le déploiement de la 5e brigade intégrée dans ce territoire pour délier leur
langue.







