Le président ougandais a fait cette
déclaration au cours d’une conférence de presse tenue jeudi à Kampala. Cette menace coïncide
avec l’expiration du délai accordé aux rebelles rwandais des FDLR, constate radiookapi.net,
de quitter le territoire congolais.
En effet, le président ougandais Yoweri Museveni
attend de la Mission des Nations Unies au Congo et du gouvernement congolais le désarmement
des rebelles de l’Armée de résistance du seigneur (LRA). La RDC et la Monuc ont jusqu’avant
fin novembre pour répondre à cette exigence. Passé ce délai, l’Ouganda enverra ses troupes
en territoire congolais pour désarmer ces rebelles. « S’ils ne le font pas (ndlr : le
gouvernement congolais et la Monuc), nous le ferons nous-mêmes », a-t-il
menacé.
Les rebelles ougandais de la LRA sont actuellement basés au Nord-est de la
Province Orientale, à la frontière avec le Soudan. La déclaration du président Museveni
intervient au moment de l’expiration du délai accordé aux combattants hutu rwandais des FDLR
(Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) de quitter la RDC. Ce délai expire ce
vendredi 30 septembre 2005.
De leur côté, les FDLR sollicitent l’organisation
urgente d’une rencontre avec les gouvernements de la RDC, du Rwanda et de l’Ouganda en vue
de trouver des voies et moyens d’appliquer dans son intégralité la déclaration de Rome. Se
prononçant sur l’ultimatum lancé à son mouvement pour quitter le territoire congolais, le
président des FDLR, Ignace Murwanashyaka estime qu’il s’agit d’une logique de confrontation
aux conséquences désastreuses.







