Suite à l’absence
de beaucoup d’éléments dans le dossier, la cour d’ordre militaire siégeant au premier degré
a demandé la réouverture des débats le 1er novembre prochain, rapporte radiookapi.net
Cette nouvelle remise fait perdurer la détention de leurs clients, une détention qui est
déjà de douze mois, a fait savoir Maitre Cyrille Ngoy. L’avocat de la défense a dénoncé
cette attitude de la haute cour militaire de Lubumbashi qu’il a qualifié de
malheureuse.
« Nous l’avions déjà fait remarquer à la cour que nos clients
étaient en détention depuis une année. C’est en vertu de cela que nous avions sollicité
d’entrée de jeu, leur mise en liberté provisoire », s’est-il indigné en précisant par
le suite que cette demande de mise en liberté provisoire avait été rejetée.
«
Toutes les questions évoquées par la cour pour réclamer l’ouverture des débats ont déjà
été débattues devant cette cour. Je me rappelle que l’auditeur supérieur demandait de faire
produire les témoins. La défense a exigé le dossier de Bukavu ; on a exigé la liste complète
des militaires qui ont fait le déplacement avec les clients. La cour a estimé qu’elle a été
suffisamment édifiée. Moi je crois qu’on devait tenir compte de la situation de nos clients
qui sont détenus depuis plus de 12 mois aujourd’hui », s’est-il plaint.
Pour
rappel, le colonel Fraterne Chibunga, le major Emmanuel Ngabu et le capitaine Sindai
Jean-Paul sont poursuivis pour désertion en bande armée. Ils avaient été ramenés de Bukavu à
Lubumbashi par le général John Numbi, l’actuel chef d’état major de la force aérienne des
FARDC.








