La Monuc déplore les cas de tracasserie à Kapolowe, près de Lubumbashi

Le constat est fait mardi par une délégation de la section des droits de l’homme/Monuc: de nombreuses personnes sont détenues dans des cachots pour des infractions non établies. De leur côté, la police fluviale et le service maritime tracassent les pêcheurs, rapporte radiookapi.net

Assises sous une paillote, des femmes dont certaines avec des bébés sur le dos, viennent de passer 48 heures au cachot. Elles sont accusées de non paiement d’une facture de 150 Fc de consommation d’eau à la fontaine du village.

Une autre est accusée de s’être querellée avec sa rivale. Un garçon a été arrêté. Il se serait rendu chez une dame pour acheter une potion pour maux de ventre.

Après concertation entre le chef de la section droits de l’homme de la Monuc et le chef de la police locale, les détenus ont été tous relâchés.

Kinsuka Kinkela, le chef du village, lui, ne s’explique pas la présence d’une police fluviale et d’un service maritime sur un petit lac qui n’accueille que des pirogues. Ces deux services, selon lui, tracassent les pêcheurs de jour et de nuit.Il appelle par conséquent la Monuc à s’impliquer pour que de fréquentes violations des droits de l’homme cessent dans son petit village.