Référendum: arrestations des partisans du non à Kinshasa, jets de pierre sur ceux du oui à Kananga

A quelques heures de la tenue du vote référendaire, des actes d’intolérance politique ont été enregistrés hier vendredi dans la capitale congolaise et à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Occidental. A Kinshasa, les partisans du non qui voulaient manifester dans le cadre de leur campagne, ont été empêchés par la police de se rassembler. Ils ont été dispersés et certains d’entre eux ont été molestés, et d’autres encore arrêtés, indique radiookapi.net

L’Observatoire national des manifestations publiques avait déployé ses observateurs sur le terrain de la manifestation. Son rapporteur, Me Floribert Kabongo a confirmé les faits et condamné la répression. Selon lui, les forces de l’ordre ont fait usage de la matraque, des cordelettes et des crosses des fusils pour disperser les partisans du non. Parmi des blessés, le député Franck Diongo et un jeune homme non autrement identifié. Mais la source ne précise pas s’ils ont été blessés par balles ou non.

Le même député Franck Diongo et le pasteur Théodore Ngoy ont été appréhendés, affirme le rapporteur de l’Observatoire national des manifestations publiques. La source souligne par ailleurs que les policiers étaient déployés sur le boulevard Triomphal pour empêcher les manifestants à s’exprimer. «Ce qui est une atteinte à la liberté d’expression garantie par les lois internationales des droits de l’homme et par notre Constitution», a regretté Me Floribert Kabongo.
rnA Kananga pendant ce temps, ce sont les partisans du oui qui ont été victimes de la même intolérance politique. Alors qu’ils manifestaient pour un vote favorable au projet de constitution, ces partisans du oui ont été accueillis par des jets de pierres dans un des quartiers de l’ex-Luluabourg (ancienne appellation de la ville).

Les auteurs de cet acte n’ont pas été identifiés. Mais la police locale a annoncé l’ouverture d’une enquête à cet effet.