A quelques heures de la fin d’année 2005, les enseignants du secteur public et les fonctionnaires de l’Etat de la capitale attendent dans l’anxiété leurs salaires du mois de décembre. Si à l’intérieur du pays, seuls des enseignants de quelques écoles ont pu déjà percevoir leur dû, à Kinshasa, la paie commencée jeudi dernier avance à pas de tortue, suivant les humeurs des comptables d’Etat, rapporte radiookapi.net
Pour le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), Jean Kimbuya, en dépit des engagements pris par le gouvernement, les choses ne marchent pas du tout. «Les enseignants des provinces ont été payés en partie, ici à Kinshasa la paie a commencé, mais je peux vous assurer que beaucoup d’écoles ne sont pas encore payées, les enseignants sont sous tension», a indiqué en substance le syndicaliste, vendredi soir.
rnLa situation est la même pour les fonctionnaires. Ce qui est déplorable, a dit Jean Kimbuya. Il attribue cet état des choses aux humeurs des comptables d’Etat. «Il y a même des comptables qui sont très zélés et exigent à chaque école de leur verser 1 000 francs congolais », a-t-il accusé.
rn«Je prends l’exemple d’un comptable dont je tais le nom. Il paie 247 écoles à Kinshasa. Chaque mois il retient 1 000 francs par école. Ce qui lui fait une bagatelle de 247 000 francs», a révélé le secrétaire général du Syeco.
rnPar ailleurs, selon la même source, le comptable qui paie les écoles officielles de la sous-division de Bandalungwa a promis de revenir le 3 janvier 2006, donc après la fête de Nouvel an.







