C’est dans cette localité située à plus de 400 kilomètres de Mbandaka que le tribunal militaire de la garnison de Mbandaka est en audience foraine dans le cadre du procès de ces présumés auteurs des viols de 2003. Sur place, il confronte les prévenus, tous des militaires, à certaines de leurs victimes qui n’ont pas pu effectuer le déplacement de Mbandaka pour témoigner, rapporte radiookapi.net
De nombreux militaires du 2e bataillon des anciennes 2e et 3e brigades du Mouvement de Libération du Congo sont au ban des accusés. Ils sont poursuivis pour plusieurs préventions notamment usurpation de commandement et des munitions de guerre, complot militaire, incitation des militaires à la révolte, pillages et crimes contre l’humanité.
Pour rappel, les éléments de ce bataillon ont violé plusieurs femmes et jeunes filles, pillé le village de Nsongo Mboyo en signe de réclamation de leur solde en décembre 2003. Au cours de l’audience du procès ouvert le 6 octobre de l’année dernière, les présumés auteurs de ces crimes ont plaidé non coupables. Aujourd’hui, trois mois après la suspension du procès, le tribunal vient sur le lieu du drame confronter les victimes avec certains de leurs bourreaux. Selon certaines informations distillées à Nsongo Mboyo, certaines victimes ont trouvé la mort suite à ces viols. D’autres encore ont été répudiées par leurs époux après ces événements.







