Une panique générale a été observée ce samedi matin à Kiwanja, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. A la base, près de 800 jeunes ont manifesté dans cette cité située à 70 Km de Goma. Ils protestaient contre les pillages de trois de leurs villages, rapporte radiookapi.net
Ces jeunes gens étaient vêtus de branches d’arbre et tenaient des bâtons en mains. Leur marche est partie de Rubare, village situé à une dizaine de Km au sud de Kiwanja, sur la route du chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Ils scandaient des slogans réclamant le retour du commandant de la 5e brigade intégrée basée à Rutshuru, le colonel Kasikila. Celui-ci a été chassé par les insurgés lors des affrontements. Les pillages signalés sont attribués à des hommes en uniforme présentés comme faisant partie du régiment Défense.
Selon un membre de la société civile de la place, la police a dû tirer en l’air pour disperser les manifestants. Ceux-ci avaient néanmoins réussi à casser les portes du cachots de la police et à libérer tous les détenus. Ensuite, ils sont allés se regrouper devant la caserne du contingent indien de la MONUC pour réclamer le déploiement des casques bleus à Rubare afin de sécuriser ce village.
Cette manifestation a bouleversé les activités commerciales de la journée dans cette région et empêché la poursuite du travail de la mission inter agence dépêchée pour évaluer le mécanisme de protection des populations de Rutshuru après les affrontements de la semaine dernière.








