A l’Equateur, plus précisément dans le district de la Tshuapa, certains agents électoraux employés par la Commission Electorale Indépendante (CEI) pendant le référendum craignent de voir leurs noms rayés de la liste par le bureau de liaison aux prochaines opérations électorales. Ils accusent leurs chefs hiérarchiques de ce bureau de leur exiger de l’argent ou des biens en nature pour être retenus, rapporte radiookapi.net
Ishomba Nyamilenge, président d’un bureau de vote de Wini dans le territoire de Boende, témoigne que la pratique communément appelée «opération retour», (opération qui consiste à restituer une partie de son salaire aux responsables hiérarchiques pour être maintenu à son poste) est de mise dans sa contrée. Ceux qui ne se soumettent pas à cette exigence sont menacés d’être écartés, souligne-t-il. M. Ishomba regrette que les gens qui font du bon travail soient écartés pour des raisons subjectives et de corruption.
Faux, rétorque le chef de bureau de liaison de la CEI/Boende. Zacharie Botuli soutient que le recrutement des agents électoraux pour les prochains scrutins n’a pas encore commencé. Mais il est vrai, affirme-t-il, que les agents utilisés au référendum ne seront pas tous retenus. «On a pas encore commencé la mise en place. Nous sommes encore dans la phase d’évaluation du travail fait durant le référendum. Il est vrai que certains présidents de bureau de vote n’étaient pas à la hauteur de leur tâche. On ne va pas écarter tout le monde, ceux qui ont montré leurs limites seront écartés…», a-t-il expliqué.








