Violation des droits de l’homme en RDC : Amnesty international charge Kinshasa et les chefs des insurgés

Dans un communiqué publié mercredi dernier, cette ONG internationale accuse les chefs des groupes insurgés de graves violations des droits de l’homme au Katanga et au Nord-Kivu. Elle reproche également au gouvernement congolais de ne pas avoir assuré la protection des civils dans ces deux provinces, rapporte radiookapi.net

«L’échec du gouvernement congolais de créer une armée véritablement unifiée contribue largement à l’instabilité incessante à l’Est du pays et à la mise en péril inutile de la vie de nombreux civils», affirme Kola wole Olaniyan, directeur de programme pour l’Afrique d’Amnesty international. Selon lui, pour ne prendre que les cas Katanga et du Nord-Kivu, la population civile n’est pas suffisamment protégée par l’armée gouvernementale contre des insurgés armés. Cette population civile n’est pas seulement la cible des attaques fréquentes de la part de ces insurgés mais aussi de la part des forces gouvernementales, souligne Amnesty international.

Dans ces deux provinces, les activités militaires empêchent aussi l’accès à l’assistance humanitaire. Ce qui entraîne la mort des milliers de personnes, soit directement par la violence, soit par la famine ou des maladies évitables. C’est dans ce contexte qu’Amnesty international demande à la Monuc d’exécuter son mandat de façon efficace. Pour cette ONG internationale, la Monuc doit être renforcée dans les régions les plus prédisposées à l’aggravation de la violence. Elle doit aussi être capable de garantir l’accès à l’aide humanitaire à ceux qui en ont besoin.