Equateur : les chauffeurs taxis-vélos de Bumba dans la rue

Vendeurs des marchés et «tolekistes» (Ndlr : appellation locale des chaffeurs taxis-vélos) ont protesté mercredi contre la majoration des taxes par l’autorité locale. Par conséquent, marchés et boutiques sont restés fermés pendant deux jours. Mais l’administrateur du territoire soutient à radiookapi.net que cette majoration opérée par son prédécesseur est conforme aux prévisions budgétaires de sa juridiction.

Pendant deux jours, la cité de Bumba était paralysée. Des étalages sont restés déserts. Pas de circulation des taxis-vélos non plus. Les «tolekistes » ont refusé d’assurer le transport. Vendeurs, commerçants et «tolekistes» sont descendus dans la rue pour protester contre la majoration des taxes par le nouvel administrateur du territoire.

En vertu de cette décision, la taxe d’étalage au marché est passée de 30 à 100 Fc. Celle imposée aux « tolekistes » est passée de 1 000 à 2 000 Fc par an. Ajouter à cela la patente de 8 dollars que ces chauffeurs taxis-vélos doivent payer trimestriellement au service des Impôts, sans oublier d’autres charges auxquelles ils doivent faire face. A quoi servent ces taxes lorsque l’autorité ne parvient pas à aménager des latrines au marché ? S’interrogent-ils.

Selon Léonard Kavula, administrateur du territoire, cette taxation est conforme aux prévisions budgétaires faites par son prédécesseur en novembre dernier. Il qualifie de manipulation l’entêtement des assujettis contre son autorité. En attendant, le comité de lutte contre les tracasseries de Bumba tente de trouver un terrain d’entente entre les deux parties.