Des experts en matière de droit du Kasaï Oriental sont en formation à Mbuji-Mayi pour s’imprégner des dispositions de l’actuelle Constitution de la RDC en faveur de la protection des enfants mineurs. L’initiative est du département de la Monuc chargé de l’enfant, indique radiookapi.net
Ils sont plus de soixante-dix, magistrats des cours et tribunaux, officiers de police judiciaire et représentants des ONG des droits de l’homme et de protection de l’enfance, à participer à cette réflexion.
rnLes discussions vont être focalisées sur deux axes majeurs. Le premier concerne la majorité pénale. Dans la Constitution de la troisième République, celle-ci est relevée à 18 ans. L’intérêt de cette disposition se trouve dans le fait que désormais, les juges et les services pénitenciers sont appelés à appliquer le code adapté aux mineurs pour toute personne âgée entre 0 et 18 ans.
Quant au second axe des discussions de l’atelier de Mbuji-Mayi, il concerne l’irrecevabilité des accusations de sorcellerie. Au terme de cette disposition, tout parent ou toute personne qui maltraiterait ou abandonnerait un enfant sous prétexte de sorcellerie, serait passible d’une condamnation.
rnPour les experts du droit de la province diamantaire, cette nouvelle disposition tombe à point nommé à Mbuji-Mayi. Car, selon un rapport de l’ONG internationale Human Rights Watch publié au début du mois en cours, plus de 5 000 enfants sont abandonnés dans les rues de cette ville, principalement parce qu’ils sont accusés de sorcellerie.







