C’est ce que révèle l’Institut congolais de conservation de la nature, Iccn. Il entend l’ériger en aire protégée. La population de cette contrée se dit favorable à la création de la réserve mais sous certaines conditions. Cet espace forestier, rappelle radiookapi.net, s’étend dans les territoires de Bongandanga et de Befale dans la partie sud de l’Equateur.
Cette démarche de l’Iccn entre dans le cadre de sa politique d’augmenter à 15% les aires protégées en RDC. Cette future réserve couvre une superficie de 3 600 km2. Elle contient 80% de la forêt primaire d’après les enquêtes menées. Selon l’Iccn, la création d’une aire protégée est impérieuse pour la sauvegarde de certaines espèces animales rares telles que le bonobo, le léopard, l’antilope, le paon et le pangolin.
Mais cette future réserve de Lomako est menacée par les activités de l’homme comme la pêche, la chasse et l’agriculture. Pour réduire ces activités dans cette forêt, une réunion de concertation a regroupé à Mbandaka les responsables de l’Icnn et les chefs de groupements de Bongandanga et de Befale.
La population se dit favorable à la création de cette réserve. Mais elle pose des conditions à savoir l’implication des autochtones dans la gestion de la réserve, la rétrocession des 50% des recettes générées par la réserve, le renforcement des capacités agricoles avec l’introduction de nouvelles cultures et techniques ainsi que la réhabilitation des voies de communication pour désenclaver ce milieu. La balle est dans le camp de l’Iccn.








