Ruberizi : la prise en charge des dépendants des militaires pose problème

Plus de 2 000 épouses et enfants des militaires du centre de brassage de Ruberizi au Sud-Kivu logent loin du centre dans des infrastructures publiques, écoles et églises, voire même sous les arbres. Conséquence: ces familles venues en majeure partie de l’Equateur et du Sud-Kivu sont exposées aux intempéries, constate radiookapi.net

Tous les matins, les familles des militaires en cours de brassage doivent libérer les salles de classe où elles passent la nuit. Il y a trois semaines, elles ont trouvé refuge à l’école primaire Vijana de Luberizi. La situation se complique surtout lorsqu’il pleut et que les locaux de l’école et l’église avoisinante sont occupés.

Ces dépendants affirment ne recevoir aucune assistance ni du gouvernement ni des organisations humanitaires. Le chef d’établissement Vijana indique que cette situation crée un retard dans le programme scolaire pour ses élèves.

Contacté, le colonel Shilungu Otokonebeso, commandant du centre de brassage et de recyclage de Ruberizi, rappelle que seuls les militaires en cours de brassage sont pris en charge. C’est avec leur solde que ces militaires peuvent s’occuper de leurs familles à la cité, précise-t-il. Il déplore la présence de ces dépendants qui, selon lui, handicape la formation de militaires. Etant donné que ces derniers doivent quitter de temps à temps le centre pour aller assister leurs familles à la cité. Aussi lance-t-il un appel aux organisations humanitaires pour venir en aide aux familles concernées.