Des défilés ont été organisés ce lundi 1er mai à travers la République Démocratique du Congo, à l’occasion de la journée mondiale du travail. Pour les travailleurs congolais, loin d’être une circonstance de fête, cette journée a été une occasion, notamment pour les agents et fonctionnaires, de rappeler à l’Etat congolais leurs revendications, et pour les forces syndicales, d’inviter les travailleurs congolais à sanctionner les mauvais gestionnaires aux prochaines élections, rapporte radiookapi.net
A Kinshasa, un défilé a effectivement été organisé sur le boulevard Triomphal. La veille, le ministre du Travail, contacté par radiookapi.net, a indiqué que le gouvernement a placé cette journée sous le signe de la prévoyance et de la sécurité sociales. Ce message n’a été suivi que comme un simple discours sans réel fondement par les travailleurs et les forces syndicales du pays.
Ainsi, selon le syndicaliste Kibiswa du COSSEP, , la sécurité sociale est loin d’être garantie pour les travailleurs de la RDC. Il faut donc, que les agents de l’Etat et tous les travailleurs congolais se mobilisent et s’apprêtent à discerner les fausses promesses de ceux qui veulent diriger le pays après les élections et à sanctionner les mauvais gestionnaires par les urnes.
Même son de cloche à Goma, au Nord-Kivu où, contrairement aux autres villes, le traditionnel défilé du 1er mai n’a pas été organisé pour des raisons techniques, selon le gouverneur de province. Le secrétaire provincial de l’Union nationale des travailleurs du Congo (UNTC), la plus grande force syndicale du pays, a aussi appelé le monde du travail de cette province à sanctionner par le vote en juillet prochain tous ceux qui sollicitent les voix des travailleurs mais dont les projets de société ne visent pas leur promotion sociale et la création d’emplois.
rnA Kananga, chef-lieu du Kasaï-Occidental, le défilé organisé n’a pas non plus été une grande fête pour les masses ouvrières. L’occasion a été donnée aux travailleurs de cette ville de dénoncer une fois encore la méconnaissance par l’Etat congolais de leurs droits.








