Une centaine de dépositaires du pouvoir ancestral sont descendus ce mardi 2 mai dans les rues de cette ville du Kasaï-Occidental pour protester contre la vente des carrés miniers et des maisons de l’Etat à des particuliers par les autorités administratives, rapporte radiookapi.net. A la fin de la marche, un mémo a été déposé à la mairie de la ville ainsi qu’au bureau de la Monuc.
Selon Lundula Benesaji, l’un des chefs coutumiers, cette marche est un signe de protestation contre la vente des carrés miniers des rivières et des forêts. C’est le cas par exemple les terres de Kalonda vers la rivière à côté de l’hôpital ou celles de Kabambayi. A Tshikapa, souligne-t-il, la population vit de l’exploitation artisanale du diamant.
«Maintenant, il est impossible pour elle de continuer à exploiter ces terres parce qu’elles ont été vendues. Nous constatons également que les maisons de l’Etat sont vendues. Ces recettes vont dans la poche de certains individus, elles ne profitent pas à la population. Nous voulons que l’Etat nous rendent nos terres pour que nos enfants continuent à exploiter le diamant et travaillent comme avant », a plaidé le chef coutumier.






