Les différentes organisations et associations de la société civile ont pris cette décision à l’issue d’une assemblée tenue mercredi à Lubumbashi. Des stratégies ont été mises en place en vue du respect de cette nouvelle échéance, ont-elles révélé à radiookapi.net
Le débat était houleux dans la salle de l’Ifes/Katanga. Les avis étaient partagés entre les 60 délégués des associations de la société civile. Pour les uns, la CEI a outrepassé ses prérogatives en fixant unilatéralement la date des élections. «Ce qu’on reproche à la CEI est le fait de ne pas se rendre devant le parlement dès lors qu’elle était incapable d’organiser les élections avant le 30 juin 2006», soutient un partisan de cette tendance. D’autres ont mis même en doute la bonne foi de la CEI : «Quelles sont les garanties que la CEI nous donne pour prétendre que les élections seront organisées au 30 juillet?». D’autres encore ont considéré que les concertations demandées par certains partis politiques étaient dangereuses.
Face à ce pessimisme, d’autres délégués ont trouvé le calendrier de la CEI réaliste. «Le calendrier de la CEI est réaliste. Et même les raisons y évoquées sont soutenues par une large opinion nationale. La CEI est dans une situation de cause à effets. Il est malhonnête de s’en prendre à elle», a déclaré un délégué.
Présent dans la salle, le coordonnateur provincial de la CEI a répondu à toutes les préoccupations des délégués. Convaincus par la pertinence des arguments développés par ce responsable de la CEI, l’assemblée a décidé unanimement de soutenir toutes les actions de la CEI par des stratégies. Celles-ci consistent notamment à sensibiliser la population à la tolérance et à obliger la CEI à respecter son propre calendrier.







