Au moins 30 000 personnes sont partagées entre le scepticisme et la crainte. Elles hésitent de rentrer et attendent d’abord de voir si les échéances électorales vont bien se dérouler. Pour l’instant, ces réfugiés congolais vivent dans trois camps du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, indique radiookapi.net
Chaque matin, au moins une vingtaine de personnes se regroupe devant le bureau du Hcr à Bujumbura. Hommes, femmes et enfants s’abritent dans un petit logis construit par le HCR pour se protéger contre le soleil. Pour Londoni Edmond qui attend son statut de réfugié depuis plusieurs mois, son retour au Congo est conditionné par la bonne tenue des élections : « Nous entendons dire que les élections approchent. Certains disent que la date de ces élections a été reportée au 28 juillet, d’autres soutiennent le 18 juin. Alors on se demande si elles auront réellement lieu.»
Sentiment partagé par de nombreux réfugiés congolais comme le confirme la chargée de l’information du Hcr/Burundi : «Que ce soient les réfugiés qui se trouvent en milieu urbain, que ce soient ceux qui sont dans les camps, de façon générale, ils souhaitent voir ce qui va se passer après les élections. Un certain nombre d’entre eux ont manifesté le désir d’aller voter. Mais cela ne s’est pas traduit par un mouvement de rapatriement.»








