Ces retournés congolais se plaignent. Ils dénoncent les agences humanitaires de les avoir abandonnés depuis leur arrivée. Le bureau du Haut Commissariat pour les Réfugiés de Kalemie soutient pour sa part que les conditions ne sont pas encore réunies pour une assistance de grande envergure au Katanga, rapporte radiookapi.net
Des centaines de retournés attendent une assistance à Kalemie. La première vague est arrivée en septembre 2005. La deuxième en début 2006. Ils sont tous unanimes : l’assistance tarde à venir. Ils prétendent que la délégation congolaise leur avait demandé de retourner au pays où la paix serait rétablie. « S’ils n’ont rien à nous offrir, qu’ils donnent au moins un moyen de transport pour atteindre le Kivu. Là au moins on vient à laide des réfugiés qui rentrent au pays », déclare une femme, éplorée.
Le bureau du Haut Commissariat pour les réfugiés estime que les conditions ne sont pas réunies pour envisager une assistance de grande importance au Katanga. La situation semble compliquée pour ceux des réfugiés qui sont rentrés de leur propre gré, sans se faire enregistrer par le Hcr.
Mamadou N’daw, administrateur chargé du rapatriement souligne qu’il n’y a pas encore une politique de rapatriement à Kalemie. « Ces personnes qui sont arrivées, c’est un peu le fruit du hasard. Les ONG qui sont installées ici leur apportent soins de santé et assistance», explique-t-il.
Par ailleurs, le vice-gouverneur Tshikez Diemu indique que le retour des déplacés fait encore l’objet d’une étude. La tripartite pays d’accueil-Hcr-Pays d’origine n’a pas encore démarré, fait-il savoir.







