Equateur : une manifestation des élèves violemment réprimée par la police à Lisala

Le monde célèbre aujourd’hui la journée mondiale des enseignants. Le thème retenu cette année est : « des enseignants de qualité pour une éducation de qualité ». Cette journée a cependant été célébrée aujourd’hui sur fond de tension à Lisala où une marche des écoliers a été fortement réprimée par la police, rapporte radiooakapi.net

Des élèves des écoles conventionnées catholiques sont descendus dans la rue pour réclamer la paie des salaires de leurs enseignants. Ces écoliers ont été violemment dispersés par la police qui a tiré des balles en l’air. Selon des témoins, il y a eu plusieurs coups de feu en vue de les contrer. Ces élèves manifestaient pacifiquement en direction du bureau du commissaire de district de la Mongala. Cette marche avait pour objectif de réclamer la paie de leurs enseignants. Ces derniers avaient suspendu le travail la veille. Les enseignants justifient cette grève par le détournement de plus de 7 millions de francs congolais sur leur enveloppe salariale du mois de septembre, par le comptable de l’Epsp.
La manifestation de ce matin a malheureusement provoqué un vent de panique à Lisala. Services publiques, marchés et boutiques étaient par conséquent fermés jusque vers 11h locale. Selon l’inspecteur de la police de la Mongala, le colonel Yagolo, ses hommes ont dispersé les enfants parce qu’ils étaient manipulés par leurs enseignants. Le président du comité de lutte anti-tracasserie de Lisala, par contre, condamne de cette répression. « Nous interprétons très mal cette intervention de la police », a déclaré André Bondumu. « Il ne fallait pas utiliser des armes à feu pour disperser les enfants. Entre temps </I », a-t-il ajouté, « des policiers ont matraqué certains parents et enseignants présents à cette manifestation. Un élève a même été transporté à l’hôpital où il a subit une suture de 12 épingles. Il s’était blessé en essayant de s’enfuir »rnDifficile pour l’instant d’établir le bilan. Selon des témoins cependant, les policiers auraient utilisé des balles réelles.