Le calme est revenu à Kinshasa

Après l?incendie qui a touché certains locaux de la Cour suprême de la justice, le calme est revenu dans la capitale de la RDC. Retour sur les faits avec le général Houdet de la Monuc, le ministre de l?Intérieur Denis Kalume et le directeur de cabinet adjoint de Jean-Pierre Bemba, Fidèle Babala, joints au téléphone par radiookapi.net

Selon le général Houdet, chef d?état-major des forces de la Monuc, la situation est redevenue calme au centre ville de Kinshasa. D?après lui, à 11 h 30, la police nationale congolaise a dû intervenir pour disperser environ 200 manifestants. La situation était devenue confuse à la suite de l?explosion d?une grenade. L?officier de la Monuc fait aussi état d?un échange de tirs et de la présence d?éléments incontrôlés. Ces éléments, affirme-t-il, se sont attaqués à la police d?intervention et ont brûlé un véhicule. Ils ont ensuite commencé à pénétrer dans la Cour suprême de justice. Immédiatement, une unité blindée de la Monuc est intervenue pour calmer la situation, affirme le général Houdet. Enfin, les pompiers de la Monuc sont intervenus pour essayer de maîtriser l?incendie qui s?est déclaré entre temps.

Pour sa part, le ministre Denis Kalume affirme que des éléments incontrôlés ont ouvert le feu sur la police. La situation est maintenant sous contrôle, assure le ministre. Il y a eu des concertations au sommet à la Commission Politique, Défense et Sécurité. « Nous avons posé la question au vice-président Bemba qui disait qu?il ne connaissait rien de tout cela. Ses hommes étaient bien casernés chez lui et personne n?a eu l?autorisation de sortir. Quiconque se trouverait dans ce périmètre devrait être considéré comme un hors la loi», le ministre de l?Intérieur, citant le vice-président Jean-Pierre Bemba.
Le directeur de cabinet adjoint de Jean-Pierre Bemba déclare : «Nous étions à l?intérieur quand les coups de feu ont commencé. Je suis personnellement sorti pour voir ce qui se passait. J?ai vu l?UPI (Unité de la police intégrée) et la PIR (Police d?intervention rapide) en train de charger les manifestants qui étaient à une bonne centaine de mètres de la Cour suprême. Je jure que la police tirait du gaz lacrymogène et des coups de feu.» Par contre, il n?a pas confirmé si la police tirait en l?air ou sur la foule. A sa connaissance, les éléments de la garde du vice-président Jean-Pierre Bemba n?ont pas tiré de coups de feu. Ils étaient consignés et ne devraient pas sortir de leur campement. « Jusqu?au moment où je sortais de la Cour, il n?y avait pas d?incendie, à part un véhicule de la police qui brûlait dehors», a-t-il conclu.