De plus en plus d´ex-combattants démobilisés regagnent les groupes armés dans les hauts et moyens plateaux de la plaine de la Ruzizi à Uvira dans le Sud Kivu. Ce constat vient du responsable culturel de l´Ong Mission des Jacobins Sages (MIJAS) d?Uvira. Selon Amisi Mwarabu, ces enfants démobilisés seraient marginalisés dans leurs communautés, rapporte radiookapi.net
La Mijas est allée mardi promouvoir les droits de ces enfants et sensibiliser la population de la plaine de la Ruzizi sur leur acceptation dans la communauté. Cette Ong a organisé des spectacles culturels qui ont réuni plusieurs centaines de personnes ainsi que les autorités civiles et militaires de la 110e brigade de Luvungi.
Les deux spectacles présentés au public de Luvungi consistaient à corriger les mûrs locales par la comédie. Des sketchs ont permis au public de réagir par rapport aux problèmes des enfants démobilisés.
Dans sa réaction, le chef du poste administratif de Luvungi, Seti Murefu, a indiqué que l´assistance apportée par cette Ong pour la réinsertion socio-économique des démobilisés serait insuffisante. Selon lui, la pauvreté observée dans le milieu, le filet de sécurité ainsi que l?allocation mensuelle dont bénéficient les démobilisés les mettraient en conflit avec leurs familles. Il a souhaité que ce type de sensibilisation soit multiplié aussi dans les hauts et moyens plateaux, précisément à Lubarika, à Lundolela et à Kahungue qui sont des régions ou ces enfants démobilisés seraient recrutés de nouveau. Certains ex-combattants ont regretté cette marginalisation. Selon eux, certains parents refusent de leur payer des frais scolaires demandant à ces enfants de se débrouiller avec les primes mensuelles de la Conader.








