Des militaires Fardc sont déployés dans le périmètre de la Cour Suprême de Justice à Kinshasa et certains sites de la commune de la Gombe. Une présence qui fait jaser la population. Selon le vice-ministre de la défense, Bernard Mena, ce déploiement n´a pour objectif que de sécuriser la population face à des hommes armés qui résistent à la police, rapporte radiookapi.net
Tout est parti d´un appel anonyme reçu par la RVA/Gbadolite annonçant l´atterrissage d´un avion non identifié en provenance d´un pays limitrophe à la RDC. Aussitôt informé par le maire adjoint de Gbadolite, le gouverneur de l´Equateur affirme avoir pris des dispositions nécessaires pour épargner la province de toute surprise désagréable. Yves Mobando a intimé l´ordre au commandant de la 3e région militaire de sécuriser l´aéroport de Gbadolite.
Immédiatement, la piste d´atterrissage a été barricadée. Et en dehors des agents de la RVA, l´accès aux installations aéroportuaires a été interdit à toute personne étrangère. Mais comment ces mesures sécuritaires ont-elles été élargies jusqu´à d´autres aéroports de la province ? Le Gouverneur Mobando parle plutôt d´une mauvaise interprétation de ses instructions. « Le commandant de l?aéroport de Gbadolite a été contacté par un avion inconnu qui venait d?un pays limitrophe et qui devait atterrir à Gbadolite », a-t-il expliqué. « Nous avons dit non. Quand un avion veut atterrir, il y a un plan de vol. Ils doivent nous dire, cet avion transporte quoi, s?il y a des personnes là-bas, qu?on puisse nous dire quels sont ces genres de personnes. Mais le message a été mal interprété, a constaté le gouverneur de province, à Mbandaka aussi on a eu à prendre des dispositions ».
L´aéroport de Mbandaka a été rouvert au trafic depuis mercredi en fin de journée. Par contre, à Gbadolite, le comité de sécurité de la ville a maintenu le dispositif sécuritaire. La piste d´atterrissage restera barricadée jusqu´à nouvel ordre.
Cependant, le Maire de la ville indique que la piste sera dégagée chaque fois qu´un vol régulier sera annoncé deux heures avant l´atterrissage. Toutefois, Luc Geku rappelle que l´aéroport étant non balisé, aucun atterrissage ne peut être autorisé après dix-sept heures.








