La prison centrale de Bunia se prépare à affronter la menace de l’épidémie d’Ebola qui sevit dans la ville. Dans ce milieu marqué par une forte promiscuité, les autorités pénitentiaires renforcent les mesures de prévention afin de limiter les risques de propagation, a constaté lundi 18 mai, le reporter de Radio Okapi.
D’une capacité théorique de 500 places, la prison héberge actuellement 2 202 personnes, parmi lesquelles des femmes et des nourrissons. Cette surpopulation extrême accroît considérablement les risques de contamination et rend la mise en œuvre des mesures sanitaires plus complexe.
Parmi les dispositions appliquées figurent :
- Port obligatoire du masque pour détenus et visiteurs.
- Lavage systématique des mains à l’entrée de la prison.
- Sensibilisation des familles avant toute visite, avec interdiction de venir accompagnées d’enfants.
Appui de la MONUSCO
Lors d’une visite effectuée ce lundi, les équipes de l’Unité pénitentiaire du bureau de la Monusco à Bunia ont échangé avec le directeur de la prison et son équipe médicale pour évaluer le niveau de préparation. La Monusco recommande notamment :
- L’aménagement d’une salle d’isolement pour les nouveaux détenus (14 à 21 jours).
- L’installation d’un système de prise de température.
- Le renforcement des dispositifs de désinfection dans l’enceinte pénitentiaire.
Appel à soutien
Le directeur de la prison affirme son engagement dans la prévention contre Ebola, mais sollicite l’appui des partenaires pour obtenir davantage de matériels de protection et assurer une riposte efficace.
Le Gouvernement congolais a officiellement déclaré, vendredi 15 mai, la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola dans les zones de santé de Rwampara, Mongwalu et Bunia, dans la province de l’Ituri. Plus de 100 personnes sont mortes dans cette province depuis le début de l'épidémie.








