Plus de 5 000 personnes n’ont ni eau potable, ni médicaments encore moins de vivres à Fataki, localité située à 110 kilomètres de Bunia. Elles ont fui les affrontements entre les FARDC et les miliciens de Peter Karim, rappelle radiookapi.net
C?est depuis une semaine que ces personnes ont quitté leurs habitations. Elles se sont installées au lycée Kori Kori de Fataki. Ces hommes, femmes et enfants ne peuvent plus se rendre à leurs champs. Ceux-ci sont entièrement occupés par des positions militaires des FARDC. Ils ne peuvent pas non plus regagner leurs maisons par peur des représailles. Certains soldats ont incendié vendredi les cases des civils. Ils accusent ces derniers de complicité avec les combattants de Peter Karim. Faits confirmés par un officier des FARDC sur place à Fataki. Celui-ci indique que les efforts sont menés pour rétablir la confiance entre la population et les militaires.
Ces déplacés et la population locale déplorent le manque de vivres et d’eau potable. Par contre, aucun cas de maladie n’est encore enregistré jusque-là, selon des sources médicales.
Contacté, le bureau locale de Ocha (Bureau de coordination des agences humanitaires des Nations Unies) signale que des vivres ainsi que des médicaments sont disponibles pour secourir toutes ces personnes. Toutefois, les humanitaires ne peuvent accéder dans cette zone faute de sécurité, affirme-t-il.








