Environ 7 000 réfugiés congolais sont recensés à Kisiro, une localité ougandaise. Ils ont fui les affrontements entre les FARDC et les troupes de Laurent Nkunda. Cependant, un groupe a traversé la frontière ce jeudi pour réclamer le rétablissement de la paix dans leur localité de Bunagana, rapporte radiookapi.net
Seuls 950 réfugiés sur les 7 000 ont choisi de se déplacer de Kisiro à Makivale à 25 kilomètres à l’intérieur de l’Ouganda, selon le responsable du HCR/Ouganda. Les autorités ougandaises leur demandent de choisir entre le retour en RDC et le déplacement vers l’intérieur du pays d’accueil. Mais la plupart de ce réfugiés refusent de rester en Ouganda. D’où la pression exercée par un groupe d’entre eux. Ce groupe est rentré ce jeudi à Bunagana pour exprimer sa colère. Les réfugiés exigent plus de garantie sécuritaire avant de rentrer chez eux. En clair, ils veulent le rétablissement de la sécurité à Bunagana ainsi que la réhabilitation du réseau d’approvisionnement en eau potable. Ce réseau a été détruit lors des affrontements. Un manifestant témoigne : « La route était barricadée, les pneus brûlés. Aucune maison n’a été détruite. Il n’y a pas eu de blessés ni de morts. Les réfugiés refusent d’aller dans les camps où ils connaissent la souffrance.»
Une délégation des autorités locales venue de Rutshuru centre a rencontré les manifestants sur place à Bunagana. Elle dit avoir réussi à calmer la tension. Les autorités ont promis de solliciter des ONG humanitaires en vue d’assister les candidats au retour. Le commandant de la 8e région militaire pour sa part s’est rendu à Kisoro mercredi. Il a exhorté les réfugiés à rentrer au pays. Enfin, il leur a promis de restaurer la sécurité à Bunagana dès leur retour.








