La police nationale contrôle désormais la situation à Ikela, dans la province de l’Equateur. Ceci, après deux semaines d’insécurité provoquée par un ancien Maï Maï et ses hommes. Nkoy Azoki, chef de file de ces brigands, s’est enfui, abandonnant sur place ces derniers, indique radiookapi.net
Nkoy Azoki (Ndlr: appellation qui signifie: léopard blessé) a bravé le pouvoir dans ce territoire durant deux semaines, selon l’administrateur du territoire assistant d’Ikela. L’effet de panique passé, des éléments de la police ont commencé à le traquer. Mais ce dernier avait réussi à recruter des jeunes gens à qui il avait distribué des armes.
rnCe Maï Maï a abandonné la localité de Yekumbu, son quartier général, à 24 kilomètres d’Ikela-centre, suite à la pression de la police. Puis, il s’est réfugié en territoire d’Opala, dans la Province Orientale.
La police a tout récemment arrêté 14 hommes de sa bande et récupéré quelques armes de guerre. Le comité provincial de sécurité a décidé vendredi dernier l’envoi à Ikela des renforts militaires pour des opérations de ratissage, a indiqué le gouverneur de province Yves Mobando.
Pour rappel, Nkoy Azoki, alias «Libanais » avait quitté son groupe armé Maï Maï sans être démobilisé par la Conader. Il n’avait pas pu, de ce fait, bénéficier des avantages reconnus aux ex-combattants sortis des groupes armés. C’est ainsi qu’il était rentré dans son territoire d’origine.
Nkoy Azoki avait commencé par demander des collectes d’argent auprès des commerçants. Il avait ensuite érigé des barrières où lui et sa bande extorquaient la population. Nkoy Azoki est aujourd’hui en fuite. Il laisse derrière lui un mort, un jeune homme qui avait refusé d’être dépossédé de ses biens.








