L’absence au sein du gouvernement des personnes sur lesquelles pèseraient des soupçons de mégestion des biens publics a été saluée par les habitants de Bukavu. Néanmoins, certains crient à la pléthore de l’équipe, rapporte radiookapi.net
«Je suis très satisfait de voir que le premier ministre a fait une bonne sélection. Il n’a pas repris les gens qui ont volé, pillé et tué. C’est un gouvernement d’union nationale», s’est félicité un habitant du chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Selon un autre, «Antoine Gizenga est un vrai nationaliste lumumbiste et a bien fait le choix des dirigeants ». «Nous attendons surtout la création des emplois, qui est le deuxième chantier du chef de l’Etat, et aussi le paiement des salaires de fonctionnaires, pour réduire le taux de pauvreté ici chez-nous», a ajouté cet habitant.
Concernant la représentativité nationale, la même personne a indiqué que le pays compte plus de 400 tribus. «On ne pouvait quand même pas former un gouvernement de 400 ministres», a-t-elle expliqué, estimant que chaque région se retrouve dans les 60 membres du gouvernement Gizenga.
Quant au faible taux de la présence féminine, un autre habitant de Bukavu l’a justifié. Selon cet habitant, ce taux est proportionnel au nombre de femmes élues au Parlement. «Au niveau des élections législatives, il n’y a pas eu assez de femmes. Comment voulez-vous qu’on leur donne un cadeau. Moi je crois que 9 femmes représentent les femmes qui ont été votées au Parlement», a-t-il souligné.







