Kisangani : aide humanitaire insuffisante pour les déplacés d’Opienge

Le nombre des déplacés d’Opienge est passé de 1000, en décembre dernier, à plus de 2000 au début de ce mois de février. Selon le président du comité des déplacés d’Opienge, cet accroissement du nombre des déplacés s’explique par la distribution de l’aide humanitaire aux premiers déplacés à Bafwasende, rapporte radiookapi.net

L’aide humanitaire dont le 1er groupe d’Opienge a bénéficié aurait attiré plus d’un millier d’autres à Bafwasende. Le comité des déplacés affirme ne pas être à mesure de satisfaire leurs besoins. Il dit que l’aide reçue était destinée à 1.000 personnes seulement. Actuellement, le nombre des déplacés de Bafwasende, territoire à 262 kilomètres à l’Est de Kisangani, atteint 2.149.

Abbé Raymond Kakiend, président du comité des déplacés en témoigne : « Chaque jour, nous enregistrons toujours un nombre de plus. Par rapport à l’aide que nous recevons, c’est vraiment une inquiétude pour nous. Qui doit en bénéficier, et qui ne doit pas en bénéficier ? Tous s’appellent des déplacés ».

Le bureau des Nations Unies pour les affaires humanitaires pense que la solution aux problèmes des déplacés passe par la pacification de la localité d’Opienge. Liliane Sutshi, officier de liaison à OCHA/Kisangani le déclare : « Ce sont les pourparlers entre la MONUC, les FARDC et la fraction Maï-maï à Opienge. C’est que, s’il y a toutes les conditions de sécurité, on va même pas demander à cette population de rentrer, elle va rentrer sans que nous demandions quoi que ce soit ».

L’administrateur du territoire pense que la situation évolue normalement pour ce qui est de la sécurité à Opienge. Selon lui, certains Maï-maï commencent à se rendre aux autorités militaires.