Les transporteurs à vélo communément appelés « bayanda » se plaignent des rançonnements par la police. Celle-ci érige des barrières pour les tracasser. Les axes routiers Tshikapa -Kamonia, Kamonia -Kamako et Kamako-Luiza sont les plus concernés par ces tracasseries. Saisie, l’autorité locale promet de mettre fin à cette situation, rapporte radiookapi.net
Selon des témoignages, les bagages des voyageurs sont fouillés de fond en comble, et leurs propriétaires soumis au paiement des taxes diverses. Et ce, même s’ils sont en ordre. Ces tracasseries sont imputées aux agents de l’ordre. La société civile de Kamako dénonce cette situation. Elle craint que ces dérapages n’influent sur l’approvisionnement de la ville de Tshikapa en produits vivriers. L’abbé Jean-René Lubiangelo, l’un des membres de cette société civile a ainsi lancé un appel aux autorités territoriales en vue d’y mettre fin.
Interrogé, l’administrateur de Tshikapa s’est dit déçu. Il croyait bien à faire à déployer les agents de l’ordre sur les différents axes routiers de ce territoire pour combattre le banditisme à main armée qui s’installait. A lieu de sécuriser la population, les éléments de la police commis à cette tâche s’emploient plutôt à tracasser cette dernière. La même autorité du territoire diamantifère a promis de convoquer dans les jours qui suivent une réunion afin de statuer sur la question.








