Le suspect est élément des FARDC. Accusé de meurtre sur un garçon de 17 ans, il s’est évadé de l’auditorat militaire de la place. Ce qui a provoqué la colère des habitants de Lisala, rapporte radiookapi.net
La manifestation a eu lieu ce mercredi matin. C’est ce même jour que le verdict était attendu. C’est dans la nuit de mardi à mercredi que le militaire s’est évadé. Pour la population, la complicité de l’auditorat militaire de ce territoire n’est pas à mettre en doute dans cette évasion.
La police et les militaires des FARDC ont tiré en l’air toute la matinée pour disperser les manifestants. Des balles perdues ont tué un garçon de 15 ans et blessé un autre. Témoignage du rescapé : « Quand j’ai quitté la maison, j’ai directement entendu des coups de feu. Lorsque j’ai voulu descendre au port pour récupérer les habits, j’ai vu une foule gens. Tout de suite, la police a ouvert le feu, subitement, j’ai senti quelque chose sur ma tête. Quelqu’un qui se trouvait à mes côtés m’a conduit à l’hôpital. J’ai réalisé alors que j’étais blessé à la tête. Maintenant je suis emporté par le vertige, je n’ai personne, et j’ai vu d’autres personnes blessées qu’on emmenait à l’hôpital général. »
De leur côté, les manifestants ont mis à sac le palais de justice de Lisala. En plus, deux postes de police ont été brûlés et la maison de l’avocat du prévenu a été pillée. L’Archevêque de Lisala, Monseigneur Louis Kinga a confirmé tous ces faits.







