Insécurité permanente à Walungu : SOS de l'administrauer du territoire

Les attaques, le week-end passé, de trois villages de Kaniola, attribuées aux présumés combattants hutu rwandais, sont venues relancer la thèse de la nécessité, pour la communauté internationale, de prendre à cœur la question de la sécurité de cette région. C’est le sens du cri d’alarme de l’administrateur du territoire de Walungu, rapporte radiookapi.net

Ces attaques ont fait 1 mort, un bébé de trois mois, 8 blessés et 7 personnes enlevées. Pour l’administrateur du territoire, Joseph Mukind, il est temps que la communauté internationale prenne les choses en main. La question de la sécurité dans cette contrée est devenue, selon lui internationale. Joseph Mukind Kakez, a profité du passage du chef de bureau de la Monuc/Bukavu, pour lancer son appel à l’aide.

« Tous les matins, ce sont des coups de fil pour m’annoncer des enlèvements et des tueries. Ce qui se passe en territoire de Walungu depuis le mois de mars n’est pas à envier. Il y a des cas d’enlèvements et des tueries sauvages. Les adultes sont parfois épargnés, ils s’abattent sur les enfants. C’est vraiment atroce ce que nous sommes en train de vivre », a plaidé l’autorité territoriale. Le problème sécuritaire de cette région concerne, certes, la population locale, qui doit collaborer dans son propre intérêt, a relevé Joseph Mukind. Mais il a souligné que cette question est internationale, et il appartient à la communauté internationale d’y trouver la solution.

Du côté de la Monuc, Alpha Sow, le chef de bureau de la Monuc s’est dit également préoccupée par cette situation et se dit prête à poursuivre son appui aux FARDC dans la sécurisation de ce secteur. .Par ailleurs, des sources proches de l’église catholique basée dans le groupement de Kaniola, où a eu lieu la dernière attaque, on signale le déplacement de la population vers le centre de Walungu.