La Monuc note plusieurs atteintes aux droits de l’homme dans la capitale, notamment contre les membres de l’opposition politique après les affrontements des 22 et 23 mars derniers. Ces affrontements avaient opposé les FARDC et les militaires de la garde de l’ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, rappelle radiookapi.net
Kemal Saiki, porte-parole de la Monuc a évoqué, au cours du point hebdomadaire de la Monuc de ce mercredi, ces violations des droits de l’homme en ces termes: « La Monuc est vivement préoccupée par les intimidations et menaces dont feraient l’objet plusieurs membres de l’opposition, y compris des députés, des sénateurs, des journalistes et autres personnes considérées comme affiliés au MLC (Ndlr: le Mouvement de Libération du Congo, MLC, est le parti politique de l’ancien vice-président de la République Jean-Pierre Bemba) ou proches de celui-ci, suite aux événements des 22 et 23 mars derniers »
Ainsi, la Monuc a reçu des informations relatives à 27 personnes dont 17 membres de l’opposition et 8 journalistes. Les résidences de ces personnes feraient l’objet des visites des forces de sécurité, parfois accompagnées de pillage, a indiqué le porte-parole.
La Monuc considère qu’il est essentiel que les plus hautes autorités de l’Etat garantissent que les forces de sécurité congolaises agissent en conformité avec la loi. De même, elle leur demande de « ne pas laisser s’instaurer un climat de percussion à l’égard des personnes affiliées à l’opposition et/ou originaires de la province de l’Equateur au sein de la population ».
Kemal Saiki a par ailleurs annoncé la mise sur pied par la Monuc d’une équipe rnd’enquête multidisciplinaire. Cette équipe aura pour mission de faire la lumière sur plusieurs allégations de violations des droits de l’homme auxquelles se seraient livrées les deux parties en conflit. Elle compte sur la collaboration du gouvernement pour recueillir toutes les informations à ce sujet et accéder à tous les lieux de détention.







