La Conférence des présidents des différents groupes parlementaires s’est réunie samedi pour examiner la situation. Dans une déclaration lue à l’issue de la réunion, elle a invité le bureau de l’Assemblée à «entreprendre toutes les actions nécessaires auprès des autorités compétentes afin de sécuriser tous les députés en général et ceux de l’opposition en particulier ». Les députés de l’UN, eux, disent attendre des garanties de sécurité avant de regagner le Palais du peuple, rapporte radiookapi.net
Faisant lecture de la déclaration du bureau de l’Assemblée nationale, son rapporteur Grégoire Katende wa Ndaya Muledi, a dit que le bureau a entendu les groupes de l’Opposition et ceux de la Majorité sur les préoccupations de la sécurité de leurs membres et le risque de détérioration du climat politique dans le pays.
A cet effet, le bureau, à travers de sa Conférence des présidents, a partagé les préoccupations sur l’insécurité dans le pays en général et dans les milieux de l’Opposition en particulier. Ainsi, la Conférence a mandaté le bureau de l’Assemblée nationale d’entreprendre toutes les actions nécessaires auprès des autorités compétentes aux fins de sécuriser l’Opposition. Ces actions doivent être menées également de manière à faire revenir les députés de l’Opposition aux plénières de l’Assemblée nationale, a insisté le rapporteur.
De leur côté, les députés membres de l’Union pour la nation attendent des signaux et des mesures de sécurité effectifs avant de revenir à l’Assemblée nationale. C’est l’avis par exemple de Delly Sessanga, 1er vice-président du groupe parlementaire du MLC : « La participation effective des députés de l’Opposition aux travaux de l’Assemblée implique que des signaux soient lancés à la fois en termes de sécurisation effective des membres de l’Opposition et en termes de dialogue qui avait été initié à la faveur de la déclaration du 24 mars. Il faut que ce dialogue soit poursuivi pour trouver une solution qui réponde à l’intérêt général.»rnAu point où sont les choses, Delly Sessanga considère que l’intérêt général est en train d’être bafoué. C’est pourquoi, poursuit-il, on doit donner des signaux par le dialogue. Et dès qu’il y aura ces signaux, l’Opposition pourra sans attendre reprendre sa participation à l’Assemblée nationale, conclut-il.







