Mbuji-Mayi : les cimetières saturés font l'affaire des jeunes

Les habitants de la capitale du Kasaï-Oriental n’ont plus de place pour enterrer leurs morts. Les cimetières de la ville (Tshibombo et Lukelenge) sont saturés depuis plus d’une année. Mais cela fait l’affaire des adolescents, constate radiookapi.net

La ville de Mbuji-Mayi ne dispose plus de cimetières. Les deux cimetières situés à l’est et à l’ouest de la ville sont respectivement dans les territoires de Lupatapata et de Tshilenge. L’ennui est que les deux sont saturés. Plus d’espace pour enterrer d’autres corps.

Par conséquent, les mineurs ont transformé ces lieux d’inhumation en marchés. Ces fossoyeurs y creusent des tombes entre deux ou trois plaques bandes qu’ils vendent. Un mineur trouvé au cimetière de Lukelenge témoigne : «J’ai 13 ans. Nous creusons des tombes de 2,8 mètres pour adultes et de 1 mètre pour les enfants. Nous les vendons à 500 Fc pour les enfants et à 1000 Fc pour les adultes. On peut en creuser deux ou trois tombes par jour. Nous recherchons des endroits encore vides

Le maire de la ville Marcel Innocent Kingomona déclare avoir reçu plusieurs rapports sur les nouveaux sites à explorer. C’est le cas de Zaba II dans la commune de Bipemba. Toutefois, ce terrain ne peut servir de cimetière qu’après concertation avec les chefs coutumiers.

En attendant cette concertation, aucun autre endroit n’a été trouvé pour servir de cimetière provisoire.