Des coups de feu ont été entendus dans la nuit du dimanche à lundi dans un quartier de la commune de Selembao. Des hommes armés tentaient de s’attaquer au domicile d’un député national. Ils ont été empêchés par des éléments de la police venus s’interposer, rapporte radiookapi.net
Selon Jacques Ebuene, le député de l’opposition objet de l’attaque, l’échange des tirs entre les policiers et les assaillants a duré pendant plus ou moins une heure. Bilan : un des assaillants a été tué. Son cadavre a été évacué la nuit même par le commandant de la PIR (Police d’intervention rapide).
« Des éléments incontrôlés, en tenue noire, ont semé la terreur dans le quartier Muanatundu. Ils ont tiré devant ma porte, ils ont tiré sérieusement. La même nuit j’ai été en contact avec le président de l’Assemblée nationale, l’inspecteur général de la police et le commandant de la légion PIR. Lorsque celui-ci nous a assuré que l’intervention était là, ces éléments incontrôlés se sont retrouvés nez à nez avec des patrouilleurs, l’un d’eux est tombé, et trois se sont enfuis », raconte le député. Et de poursuivre : « J’ai parlé avec le commandant de la légion PIR, il m’a confirmé que le corps a été conduit à la morgue. Il y a eu un magistrat militaire de la GSSP qui serait venu, d’après ce que le même commandant m’a dit, et qui aurait fait le constat. On n’a pas voulu exposer le corps, au risque de provoquer des représailles contre la population par d’autres éléments incontrôlés qui seraient tentés de venger leur camarade ».
Contacté, le commandant de la Garde républicaine reconnaît avoir été saisi de la situation. Le général Banze dit avoir envoyé une équipe de ses services de renseignements à la morgue pour vérifier s’il s’agissait réellement d’un élément de cette garde. « Du fait qu’ils étaient probablement en tenue noire, on les a appelés éléments de la garde républicaine. On ne doit pas les appeler éléments de la garde républicaine. Aussitôt j’ai été saisi, lorsqu’on m’a informé que la police a pu abattre un des éléments qui étaient probablement en tenue noire, j’ai dépêché à la morgue une équipe de mes services de renseignements pour vérifier s’il s’agissait des éléments de la garde républicaine ou pas ». D’après les premiers éléments du rapport partiel reçu, ces services n’ont pas reconnu le corps exposé comme celui d’un élément de la garde républicaine, a affirmé le commandant Banze. « Cet élément n’avait sur lui aucune pièce d’identité ni aucun signe distinctif », a-t-il renchéri, ajoutant que les tenues noires sont légion dans les villes, et que mêmes les services de gardiennage les portent.
« C’est pourquoi je vous demande de parler des présomptions pesant peut-être sur la garde républicaine, mais pas confirmer qu’il s’agit de la garde républicaine », a poursuivi l’officier. Toutefois, le général Banze a indiqué que s’il y a des cas isolés des éléments de son unité qui se permettent de commettre des crimes, ils répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes. « Le mal n’est pas institutionnalisé à la garde républicaine », a-t-il fait savoir.







