Gbadolite : le Groupe Mobile d’Intervention accusé d’arrestations arbitraires et de tortures

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Des éléments intégrés du Groupe Mobile d’Intervention -GMI, venus du Sud Kivu, arrêtent, torturent et font payer des amendes exorbitantes à la population. C’est le constat fait par le procureur de la République auprès du parquet de Gbadolite lors d’une visite au petit cachot de cette unité de la police, rapporte radiookapi.net

Emmanuel Bikakala, procureur de la République auprès du parquet a visité lundi le cachot du GMI. Une dizaine de détenus y étaient gardés. Il a aussi constaté qu’il y avait certaines personnes accusées de vol qualifié. Celles-ci déclarent avoir passé une vingtaine de jours en cet endroit et payé des amendes sans être remis en liberté. Les policiers du GMI traitent souvent des dossiers qui dépassent leur compétence, selon le procureur de la République.

Le procureur a dû récupérer certains dossiers dont il avait demandé en vain le transfert au parquet. Une détenue témoigne : « Avant le départ de mon mari pour le brassage, il avait interdit à son frère considéré comme un voleur d’entrer chez nous. Quand celui-ci est arrivé, j’ai refusé de le recevoir. Il y a eu dispute entre lui et moi. Le chef de l’avenue est allé voir la police qui est venue me prendre. J’ai refusé de les suivre parce que ces policiers n’avaient pas d’ordre de mission. Ils m’ont demandé de remettre une arme légère que je n’avais pas. Alors, ils m’ont menottée, battue et amenée torse nu. Lors de la perquisition, ils n’ont rien trouvé dans ma maison »

Contacté, Serge Binanga, commandant second du GMI/Gbadolite, a déclaré cette accusation non fondée. Pour rappel, les éléments de cette unité de la police sont à Gbadolite depuis octobre 2006.