Miba : suite de la grève, les hôpitaux sont paralysés

Les premières conséquences du mouvement de grève à la Minière de Bakwanga (Miba) se font sentir sur le plan médical : les hôpitaux de l’entreprise sont paralysés et déjà un cas de décès enregistré, rapporte radiookapi.net

Les cours de l’hôpital général de Bipumba et de celui de Bonzola sont désertes. Et pourtant, ces hôpitaux demeurent les plus importants de la ville de Mbuji-Mayi. Ces deux formations accueillent à elles seules l’appareillage médical le plus moderne de la province du Kasaï-Oriental.

Le corps médical trouvé ce mardi explique qu’il est là pour assurer un service minimum dans le service d’urgence et la médecine interne. Pour Gilbert Tshimanga, médecin directeur de l’hôpital de Bonzola, la population a soutenu le mouvement de grève des agents de la Miba. C’est pourquoi elle ne se présente pas elle-même à l’hôpital.

Même réaction du côté du médecin directeur de l’hôpital général de Bipumba. Pour le docteur Katende, les conséquences de cette grève sont, entre autres, l’arrêt du service de consultations. Ici comme à comme à l’hôpital de Bonzola, les malades internes et ceux venus pour les urgences sont suivis par un service minimum.

Par ailleurs, les témoignages recueillis font état de la mort d’une femme dans cette formation médicale. La victime a succombé par manque de soins. D’autres témoignages parlent de la fermeture de la salle de réanimation au lendemain de la grève.