Selon de nombreux témoignages, une soixantaine de personnes seraient déjà décédées, victimes de cette épidémie. D’autres parlent de 80 morts en trois jours, rapporte radiookapi.net
Les statistiques précises sont difficiles d’établir, par manque de communication entre Kisengo et Kalemie, distants l’un de l’autre de 175 kilomètres. Depuis deux jours, creuseurs et autres commerçants fuient la localité. Alexis Yenga, un chauffeur en provenance de Kisengo témoigne : « Il n’y a pas de dispensaire, à part un centre de santé privé. Les malades finissent par mourir, faute d’une prise en charge médicale. J’ai transporté 180 sérums pour un l’unique centre de santé privé. Un sérum est appliqué sur deux malades. Il y a peu d’espoir. Les besoins en médicaments sont énormes ». Selon la même source, l’insalubrité et la proximité seraient les causes de cette épidémie. A ce jour plus de 15 000 personnes habitent dans la carrière du coltan de cette localité. Elles sont venues de Bukavu, de Goma, de Kalemi et de Komgolo. Mais cette concentration humaine n’a ni toilette ni poubelle ni même accès à l’eau potable.
Pour le moment, les autorités médicales du district de Tanganyika, au Katanga, cherchent comment déployer une équipe pour la prise en charge des malades.








