Les populations du groupement de Miti et de Tchivanga dénoncent plus de 6 incursions armées aux alentours de ce site touristique. Pour sa part, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) affirme contrôler 60% de l’étendue du parc, l’autre partie étant encore entre les mains de différents groupes armés depuis 1996, selon cette institution, rapporte radiookapi.net
C’est surtout entre 1 heure et 3 heures du matin que les automobistes franchissent les barrières de Tchivanga, à l’entrée du parc. Ils proviennent en majorité des localités de Hombo et de Bunyakiri, transitent par Miti avant de gagner la ville de Bukavu. Pourtant, une pancarte à l’entrée du parc porte la mention « Interdiction de traverser le parc entre 18 heures et 6 heures du matin ».
La police provinciale n’aurait pas déployé ses éléments dur cette zone. La population riveraine du parc se dit inquiète face aux multiples attaques des bandes armées. Bakilukwire Kwigomba, chef de groupement de Miti explique. «Nous sommes inquiets parce que des véhicules traversent le parc la nuit, surtout entre 1 heure et 3 heures du matin. Ces automobilistes peuvent transporter des infiltrés. Pourquoi passent-ils à ces heures alors qu’il y a une pancarte qui annonce l’interdiction de passer après 18 heures ? »
Pour rappel, la dernière attaque sur la localité de Kakenge remonte à trois semaines. Attaque attribuée aux combattants hutus rwandais très présents dans le parc de Kahuzi-Biega.






