Watsa : tribunal de paix, le juge président dans la clandestinité

La tension est vive dans la cité de Watsa, à 800 kilomètres au nord-est de Kisangani. La population de cette entité a contraint le président du tribunal de paix à la clandestinité. Elle l’accuse qu’elle accuse de complicité dans les vols des câbles électriques devenus monnaie courante, rapporte radiookapi.net

Selon Xavier Masua, vice-président de la société civile de la place, la goutte qui a fait déborder le vase c’est l’évasion d’un des voleurs de câbles. « On avait attrapé quelqu’un qui amenait des câbles électriques vers l’Ouganda. Tout le monde était informé et attendait que ce voleur soit ramené ici à Watsa pour qu’il dévoile le réseau. Mais la surprise a été générale lorsqu’on apprendra que ce voleur s’est évadé alors qu’il se trouvait entre les mains du juge président », explique-t-il.

Contacté, Jean-Louis Midagu nie les accusations portées contre lui. Il affirme cependant que le voleur concerné avait trompé sa vigilance avant de disparaître dans la brousse. « Le policier qui était avec moi n’a même pas eu le temps de tirer sur lui », indique le juge président du tribunal de paix, avant de signaler qu’il est en insécurité totale.