Ces camions de marchandises transportent essentiellement des haricots. Les éléments du CNDP exigent 1000 litres de carburant, 2 sacs de sel, du sucre et d’autres produits manufacturés. Pour Sylvie Van Den Wildenberg, porte-parole de la Monuc/NordKivu, priver les populations de ces vivres est un crime de guerre, rapporte radiookapi.net
Une dizaine de camions sont encore bloqués à Mushaki et Kirolirwe. Les soldats de Laurent Nkunda en avaient libéré huit jeudi soir. Six étaient chargés de planches et deux de vivres. Selon les conducteurs, les éléments du CNDP leur ont demandé de ramener à Mushaki 1000 litres de carburant, 2 sacs de sel, du sucre et d’autres produits manufacturés avant qu’ils ne libèrent les véhicules restants.
Les responsables de la 8ème région qualifient cet acte d’inacceptable. Quant à la Monuc, elle condamne le fait que des groupes armés continuent à affamer délibérément les populations. Sylvie Van Den Wildenberg, porte-parole de la Monuc, parle de crime de guerre. « Le fait d’affamer délibérément des civils comme méthodes de guerre, en les privant des biens indispensables à leur survie, c’est un crime de guerre très grave. De même d’ailleurs, que le fait de s’attaquer à des installations ou à des biens de caractère civil, c’est-à-dire des biens qui ne sont pas des objectifs militaires. Et là, je fais allusion, par exemple, à plusieurs sabotages qui ont eu lieu ces derniers temps. Le sabotage, par exemple, de la centrale hydraulique de Rutshuru, les sabotages aussi des tuyaux qui acheminent de l’eau potable à des populations. Ça aussi, c’est un crime de guerre. Maintenant, je pense qu’il faut que tout le monde comprenne que ces actes, qui ont pour répercussion l’étranglement et l’enclavement des populations, et finalement l’arrêt d’approvisionnement en biens de première nécessité aux populations du Nord Kivu, ce sont des actes graves et des crimes de guerre. »








