Conférence sur la paix, les ONG des droits de l’Homme réclament leur représentation

Les ONG de défense des droits de l’homme accusent les organisateurs de la conférence sur la paix dans les Kivu de les avoirs écarter. Elles l’ont signifié au cours d’un point presse organisé samedi après-midi à Kinshasa, rapporte radiookapi.net

15 ONG dont l’Azadho, la Voix des sans voix, la Ligue des électeurs et Toges Noires, se disent exclues de ces assises de Goma. Le vice -président de Ligue des electeurs, Sabin Banza. « Si vous examinez les participants de la société civile à cette conférence, les organisations de droits de l’Homme ne sont pas représentés. Les organisateurs ont tout fait pour écarter les organisations de défense des droits de l’Homme parce qu’elles ont des dossiers pour chacun des belligérants. Et on a fait sciemment pour qu’ils soient en dehors du processus. En ce qui concerne la question de la paix, ce sont les organisations de droits de l’Homme qui travaillent au quotidien et qui ont les données. »

Pour le comité organisateur de la conférence sur la paix, les ONG de défense des droits de l’Homme font partie du quota réservé à la société civile. Louis – Léonce Muderwa, coordonateur au secrétariat technique, déclare que si ces ONG sont exclues, c’est donc la société civile qui doit leur rendre compte. « Je crois qu’il y a un problème d’information à ce niveau là. Lorsqu’on a dressé la liste des participants, en fait de liste, nous avons donné ce qu’on appelle en anglais le « bodies ». Mais on a donné juste les organisations, les institutions publiques comme privées, avec des quotas. Et il appartenait à ces structures là de désigner les délégués à la conférence. Et nous avons réservé un quota à la société civile. Et la société civile avait réagi d’ailleurs négativement pour solliciter un quota additionnel, qui leur avait été donné. Et il fallait que cette société civile puisse intégrer dans leurs composantes, les composantes femmes, ONG des droits de l’Homme, ONG de développement, des quotas à l’intérieur du quota de la société civile. Donc nous, en principe, nous avons dit que nous ne pouvons pas faire de l’arbitraire. En tout cas, vous connaissez bien les Congolais, la tendance serait de ne jamais aller loin de son regard ou de sa main. »