Kinshasa dans le noir, la direction de la SNEL rassure

Pendant au moins six heures, la capitale congolaise a été plongée dans le noir dans la nuit de jeudi à vendredi. A l’origine, l’explosion d’un transformateur de tension à la centrale d’Inga, selon l’ADGA de cette entreprise, Mme Aena Tokwaulu, rapporte radiookapi.net

La question qui se pose, a dit pour sa part l’ADG de cette entreprise, c’est que la ville de Kinshasa ne peut pas être alimentée avec la puissance actuelle qui peut aller jusqu’à 200 mégawatts. Il faut au minimum entre 380 et 400 mégawatts pour satisfaire tous les besoins en énergie électrique, a-t-il souligné. Les travaux sont en cours à cet effet, a-t-il ajouté. « La SNEL s’est engagée à changer progressivement les équipements vétustes [de son réseau] sur financement de la Banque mondiale », a rassuré l’ADG de cette entreprise. « Maintenant nous passons à une autre phase, celle de remplacement de protection », a-t-il précisé, indiquant toutefois que ce programme avec la Banque mondiale n’avait pas pris en compte les accessoires tels que l’équipement qui venait d’exploser et qui a été à la base de la coupure de la dernière nuit. « Alors la SNEL s’engage à faire ce travail seul sur fonds propres », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, l’ADG de la SNEL a exclu que l’hypothèse d’un arrêt total un jour ou l’autre, de production ou de distribution de l’énergie électrique. « Certainement qu’on n’arrivera pas à ce que tout s’arrête, parce que nous savons quel est le problème et nous nous y employons à y apporter des solutions. Nous sommes conscients de perturbations, mais que la population sache que leur société nationale d’électricité est en train de travailler, mais il nous faut beaucoup de moyens. », a-t-il conclu.