Si la cessation des hostilités est globalement respectée par les signataires de l’Acte d’engagement, des accrochages sporadiques continuent d’être signalés. Souvent ils sont liés à des actes de banditisme où à la méfiance résiduelle qui subsistent encore entre certains ex-belligérants, rapporte radiookapi.net
Depuis la mise en place de la cellule de vérification du cessez le feu temporaire de la Monuc, dans l’attente de l’établissement du mécanisme officiel de suivi de la Conférence de Goma, la cessation des hostilités est globalement observée dans la province du Nord Kivu. Mais la Monuc continue d’enregistrer des accrochages entre différentes factions, en particulier, entre des éléments Maï-Maï et des éléments du CNDP, ou entre des FDLR et des éléments du CNDP. Sur l’ensemble des accrochages qui ont été rapportés à la Monuc ou observés par ses casques bleus sur le terrain depuis début février, la majorité se sont produits dans le Masisi et dans le Rutshuru. Dans plusieurs de ces cas, ces incidents étaient liés à des vols de bétails, en toute vraisemblance perpétrés par des éléments Maï-Maï ou FDLR. Dans plusieurs autres cas d’accrochages entre les Maï-Maï Pareco et le CNDP, il semble que la méfiance résiduelle qui demeure entre les ex belligérants ait été à l’origine d’accrochages.
Le Représentant spécial du Secrétaire général, lors de sa visite a Goma, samedi, a jugé positive l’évolution de la situation s’agissant de la mise en œuvre des Actes d’engagement de la Conférence de Goma, mais a réitéré son appel aux groupes armés afin que ces derniers respectent scrupuleusement le cessez le feu. La Monuc relance cet appel a tous, mettant en garde sur les risques que font peser sur le processus de paix les accrochages du type de ceux qui s’observent depuis la fin de la conférence. Les parties doivent s’abstenir d’utiliser les armes pour régler leurs différents.








