Arrêt de travail à la magistrature : le mot d’ordre suivi dans quelques provinces

L’appel à l’arrêt de travail lancé jeudi aux magistrats par le Synamag, a été diversement suivi à travers le pays. A Kinshasa, au palais de la justice, à Mbandaka, Matadi et à Lubumbashi, le mot d’ordre a été respecté, tandis qu’à Bukavu et à Kananga, il a été ignoré ce vendredi, rapporte radiookapi.net

Ce matin, il n’y avait à la valve du palais de la justice de la Gombe, à Kinshasa, aucune audience annoncée comme de coutume. Il n’y avait ni magistrats du siège, ni magistrats du parquet et les couloirs étaient déserts. A peine quelques avocats aperçus, toge à la main. Donc, l’appel à l’arrêt de travail lancé la veille par le Syndicat national des magistrats du Congo a été suivi dans cette juridiction. M. Isofa, 1er vice-président du Synamag, que Radio Okapi a rencontré dans les parages du palais de la justice, a reconnu que le dysfonctionnement au sein de l’appareil judiciaire est réel. Cependant, les magistrats invitent le Chef de l’Etat, a-t-il dit, à annuler ses ordonnances et sollicitent des pourparlers pour lui exprimer leurs préoccupations.

A Mbandaka, à l’Equateur, le mouvement était aussi suivi ce vendredi matin. Aucun magistrat ne s’est présenté au palais de la justice de la place, à l’exception du procureur général près la Cour d’appel de Mbandaka et de quelques avocats qui espéraient pouvoir défendre les dossiers de leurs clients. Faute de juges, les audiences du Tribunal de grande instance prévues ce jour ont été renvoyées à une date ultérieure.

A Matadi où l’appel a également été suivi, les magistrats dénoncent la violation par le Président de la République de la loi. Selon le secrétaire général du Synamag Bas-Congo, le problème n’est pas la mise à la retraite de certains d’entre eux, mais plutôt la procédure légale qui n’a pas été respectée par le Chef de l’Etat.

Enfin, les magistrats de Lubumbashi, au Katanga ont été aussi solidaires avec leurs collègues de Kinshasa. Au parquet et dans les tribunaux, l’arrêt de travail a été effectif. Toutes les affaires qui devaient être plaidées vendredi ont été renvoyées à plus tard. M. Mukwala, l’un de ces magistrats rencontré par Radio Okapi a justifié leur comportement. Ils doivent défendre l’indépendance de l’appareil judiciaire et éviter l’immixtion du pouvoir exécutif. D’après lui, les dernières ordonnances présidentielles ne présagent rien de bon. Mais, pour leur part, les avocats des justiciables de cette ville ont exprimé leur désapprobation. Cet arrêt de travail préjudicie leurs clients obligés ainsi de passer plus de temps en détention sans jugement.

En revanche, à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, les magistrats ont travaillé normalement tout en se réservant de tout commentaire sur l’action initiée à partir de Kinshasa et apprise par les médias interposés. Les audiences ont eu lieu à la Cour d’appel. A Kananga, au Kasaï-Occidental, c’est à l’issue d’une réunion prévue dans les prochaines heures ce jour même, que les magistrats de cette ville décideront de l’attitude à prendre. E attendant, le travail s’est fait normalement au parquet de grande instance, à la brigade de la police judiciaire. Certains de ces magistrats n’ont pas manqué en privé de relever que leurs collègues de Kinshasa sont allés trop vite en besogne. D’après eux, avant de déclencher la grève, le président national du Synamag aurait commencé par récolter les points de vue des magistrats de toutes les provinces, ou adopter une autre voie. Celle, par exemple, de proposer une attaque contre les ordonnances présidentielles au niveau de la Cour suprême de justice.

Ce matin, il n’y avait à la valve du palais de la justice de la Gombe, à inshasa, aucune audience annoncée comme de coutume. Il n’y avait no plus ni magistrats du siège, ni magistrats du parquet et les couloirs étaient déserts. A peine quelques avocats aperçus, toge à la main. Donc, l’appel à l’arrêt de travail lancé la veille par le Syndicat national des magistrats du Congo a été suivi dans cette juridiction. M. Isofa, 1er vice-président du Synamag, que Radio Okapi a rencontré dans les parages du palais de la justice, a reconnu que le dysfonctionnement au sein de l’appareil judiciaire est réel. Cependant, les magistrats invitent le Chef de l’Etat, a-t-il dit, à annuler ses ordonnances et sollicitent des pourparlers pour lui exprimer leurs préoccupations.

A Mbandaka, à l’Equateur, le mouvement était aussi suivi ce vendredi matin. Aucun magistrat ne s’est présenté au palais de la justice de la place, à l’exception du procureur général près la Cour d’appel de Mbandaka et de quelques avocats qui espéraient pouvoir défendre les dossiers de leurs clients. Faute de juges, les audiences du Tribunal de grande instance prévues ce jour ont été renvoyées à une date ultérieure.

A Matadi où l’appel a également été suivi, les magistrats dénoncent la violation par le Président de la République de la loi. Selon le secrétaire général du Synamag Bas-Congo, le problème n’est pas la mise à la retraite de certains d’entre eux, mais plutôt la procédure légale qui n’a pas été respectée par le Chef de l’Etat.

Enfin, les magistrats de Lubumbashi, au Katanga ont été aussi solidaires avec leurs collègues de Kinshasa. Au parquet et dans les tribunaux, l’arrêt de travail a été effectif. Toutes les affaires qui devaient être plaidées vendredi ont été renvoyées à plus tard. M. Mukwala, l’un de ces magistrats rencontré par Radio Okapi a justifié leur comportement. Ils doivent défendre l’indépendance de l’appareil judiciaire et éviter l’immixtion du pouvoir exécutif. D’après lui, les dernières ordonnances présidentielles ne présagent rien de bon. Mais, pour leur part, les avocats des justiciables de cette ville ont exprimé leur désapprobation. Cet arrêt de travail préjudicie leurs clients obligés ainsi de passer plus de temps en détention sans jugement.

En revanche, à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, les magistrats ont travaillé normalement tout en se réservant de tout commentaire sur l’action initiée à partir de Kinshasa et apprise par les médias interposés. Les audiences ont eu lieu à la Cour d’appel. A Kananga, au Kasaï-Occidental, c’est à l’issue d’une réunion prévue dans les prochaines heures ce jour même, que les magistrats de cette ville décideront de l’attitude à prendre. E attendant, le travail s’est fait normalement au parquet de grande instance, à la brigade de la police judiciaire. Certains de ces magistrats n’ont pas manqué en privé de relever que leurs collègues de Kinshasa sont allés trop vite en besogne. D’après eux, avant de déclencher la grève, le président national du Synamag aurait commencé par récolter les points de vue des magistrats de toutes les provinces, ou adopter une autre voie. Celle, par exemple, de proposer une attaque contre les ordonnances présidentielles au niveau de la Cour suprême de justice.

Par ailleurs, pour Me Thomas Otshudi, président de l’Intersyndical des magistrats, son organisation déclare ne pas être concernée par l’appel du Synamag. Il explique : ‘‘ Nous ne sommes pas de ce point de vue d’arrêt de travail lancé par le Synamag au motif que nous évoluons dans un contexte de pluralisme syndical. Nous avons-nous estimé au niveau de l’intersyndical que dès lors nous avons décidé de rencontrer des autorités du pays pour avoir des informations nécessaires en rapport avec les ordonnances prises, il n’y a pas lieu d’arrêter de travailler. Il faut d’abord laisser notre mission des bons offices se poursuivre et voir quelles sont les actions que nous pourrons mener. Déjà, hier, l’Intersyndical a été reçu par le ministre de la justice et nous avons eu beaucoup d’informations. Nous appelons les magistrats à ne pas observer un mot d’ordre lancé par un seul syndicat sans concertation avec les autres au risque de saper les efforts qui sont en cours et nous constatons heureusement que les magistrats travaillent.’’

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