Incidents de Tongo : CNDP et Pareco s’entre accusent

Localisation du drame / MONUC

Localisation du drame / MONUC

L’accrochage vendredi dernier entre des policiers armés du CNDP et des civils à Rutshovo a fait 2 morts. Les victimes, des civils, ont été tuées pour avoir résisté au moment de leur arrestation par les hommes du CNDP, selon les sources, rapporte radiookapi.net

Mais, le mouvement de Laurent Nkunda affirme que ces personnes étaient des Maï-Maï du Pareco venus piller et voler des vaches dans le secteur sous son contrôle. Le CNDP accuse encore ces Maï-Maï de vouloir toujours violer les accords du cessez-le-feu. Concernant l’incident survenu avec les casques bleus de la Monuc, son porte-parole militaire, Séraphin Mirindi explique : « Nous le regrettons infiniment. Jamais nous n’avons eu des problèmes avec les casques bleus. Je pense que pour pallier à cette question, il faut que les gens respectent le cessez-le-feu et des mécanismes qui protègent les uns et les autres. Cet incident est arrivé, c’est arrivé, il faut réparer, et je crois que cela ne pourra plus se répéter parce que nous sommes dans un processus de paix et de sécurisation des personnes. »

De leur côté, le Pareco rejette en bloc les allégations du CNDP. « C’est une justification fallacieuse. Nous n’avons jamais pillé, nous n’avons jamais volé. Au contraire, c’est le CNDP qui voulait violer les droits humains, violer notre territoire, et nous imposer sa logique », a répliqué Didier Bitaki, porte-parole des groupes armés Maï-Maï du Nord-Kivu. « Nous demandons aux observateurs internationaux de venir s’installer pour établir les responsabilités par rapport aux actes de chacun de ces groupes opposés dans les combats. Pour le moment, nous gardons nos positions, si le CNDP venait, nous nous défendrons », a-t-il ajouté.