Des personnes accusées de vols à main armée ont été présentées samedi à la presse par la police dans la ville de rnKananga. Parmi elles, bon nombre seraient des repris de la justice. Ce qui a poussé le numéro 1 de la police au Kasaï-Occidental de mettre sérieusement en cause les cours et tribunaux, rapporte radiookapi.net
Ces présumés malfaiteurs étaient une dizaine. Ils ont été présentés aux hommes de médias par le général José Alexandre Bakemo, inspecteur provincial de la Police. Ce dernier a indiqué que ces malfrats font partie de deux groupes de bandits de grand chemin dont l’un conduit par un certain Patrick Omunabe, et l’autre par un démobilisé de l’armée du nom de Tshimbombo. Parmi ces malfaiteurs, on retrouve, a souligné la même source, des repris de la justice. D’où son indignation. « Mon grand problème, c’est notre magistrature. Maintenant, mes officiers de police judiciaire ont peur. Ils ont peur parce que, même Patrick, là où il est, dit que, d’ici deux ou trois jours, il sera libre et que les policiers qui l’ont arrêté se préparent conséquemment. Comment est-ce qu’on peut reverser les gens qui terrorisent la cité, endeuillent les familles ? Cette impunité explique pourquoi le brigandage ne diminue pas dans la ville de Kananga et sur l’ensemble de la province du Kasaï-Occidental », s’est plaint le général Bakemo.
Les responsables des cours et tribunaux tant civils que militaires incriminés disent se réserver de tout commentaire. Mais du moins ils déclarent attendre que les dossiers de ces prévenus leur parviennent pour mener des investigations.







