En partenariat avec l’Ong Parec, paix et réconciliation, le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku, a procédé mercredi à Goma au lancement de la campagne de récupération des armes légères, campagne dénommée « Arme contre tôles ». Cette action vise à dépolluer la province de ces engins de mort. Les armes détruites vont servir à la fabrication des outils aratoires. A cause de guerres successives indique-t-on, environ 6 mille tonnes d’armes légères et des minutions seraient encore illégalement en circulation et détenues dans les territoires de Masisi et de Rutshuru, rapporte radiookapi.net
Selon le mode opératoire, à la remise, l’arme est déchargée, son numéro prélevé et son ancien prioritaire reçoit à titre de dommage 10 tôles. Une ancienne détentrice temoigne : « Quand j’ai entendu parler de la paix à la conférence, j’ai décidé de ne plus garde cet arme avec moi, parce que j’aspire à la paix. Vous savez que chez nous à Rutshuru vers Nyamilima et kisharo, il y’a toujours les affrontements, et alors pendant ces affrontements, moi je pouvait utiliser mon arme».
En outre, pour la société civile du Nord-Kivu, de nombreuses armes en circulation dans la région auraient été distribuées aux civils par certains leaders ethniques de la province en 2005.
Ainsi donc cet appel de Julien Paluku aux dibiteries : « Le moment est venu pour que nous puissions faire la paix. Le temps de la guerre est terminé, maintenant c’est le temps de la paix pour qu’ensemble nous construisions le Nord Kivu. Il n’y a personne qui sera puni. Nous sommes près à les accueillir avec leurs armes».
A l’occasion de cette première journée, une dizaine d’armes ont été détruites.








