La Régie des voies Aériennes (RVA) se plaint de ce qu’elle appelle la spoliation de sa concession par le groupement Bagenza. Ce groupement se réclame propriétaire de cette portion de terre et agit ainsi sous prétexte que le feu Maréchal Mobutu ne lui avait pas versé ses droits de réjouissance en tant qu’autochtone, rapporte radiookapi.net
L’histoire remonte aux temps de la 2e République, lorsqu’on a procédé à la 2e extension de la piste d’atterrissage de Lisala. Pour Albert Ebabo, commandant de la RVA/Lisala, le terrain en lotissement constitue une zone dangereuse. « Le CDD a instruit une mission et le service des titres immobiliers fait la délimitation afin d’octroyer une partie de notre jungle de protection, qui est d’ailleurs une jungle dangereuse qu’on ne peut pas habiter, à la communauté Bagenza en compensation des soi-disant droits de jouissances que le groupement Bagenza réclame. Cette communauté n’a pas pris que cette partie qu’ils ont récupérée illégalement et de force, ils ont encore pris plus ou moins 400.000 mètres carré. Au moment où je parle, ces gens là ont mis du feu un peu partout dans l’aéroport, au point même que la végétation que nous essayions de faire pousser pour combattre l’érosion est vraiment détruite. »
Le président du comité de suivi du groupement Bagenza soutient que ce terrain appartient à sa communauté. José Monziba déclare avoir concédé 100 mètres à la RVA comme la zone de protection. « La concession n’appartient pas à la RVA, d’autant plus que c’est le groupement Bagenza qui a donné de l’espace de la forêt à la RVA. Mais on n’avait pas délimité, puisque de part et d’autre, il fallait laisser 500 mètres comme zone de protection. Mais maintenant, on est venu pour mettre le terrain en valeur. Nous avons été surpris de voir la RVA s’interposer pour dire que ce terrain fait partie de la zone de protection de la piste. Bon, vous savez comment les choses se passaient sous la 2e République. Il y avait seulement un arrangement, mais tous les droits n’étaient pas honorés absolument. Nous savons que lotir à côté de l’aéroport, c’est un danger, mais ce n’est pas tellement le cas. Nous avons l’exemple de Bumba. Nous avons laissé une zone de protection de 100 mètres. C’est pour prévenir tous les dangers qui pourraient subvenir. »
Pour le commissaire de district de la Mongala, Théodore Nkumbu, la RVA n’a aucun titre avec lequel elle peut réclamer une superficie de 500 mètres de part et d’autre de l’aéroport. Le district qui gère toutefois la situation, va se référer à un plan de lotissement approuvé par la province depuis 1981, et qui doit être actualisé.







